Les collectivités qui ont été touchées par un acte criminel ont désormais un instrument juridique à leur disposition pour en décrire les répercussions.
Certaines dispositions législatives fédérales permettent de créer une déclaration des répercussions sur la collectivité qu’un juge peut prendre en considération lorsqu’il prononce une condamnation. La déclaration est faite par une personne au nom d’une collectivité – c’est-à-dire tout groupe de personnes ayant un intérêt commun – et décrit les pertes ou les dommages physiques, moraux, matériels ou économiques subis par la collectivité par suite d’une infraction.
« Lorsqu’un crime est commis, la victime n’est qu’une des nombreuses personnes qui en ressentent les répercussions, a souligné Karen MacDonald, directrice des Services communautaires et correctionnels au ministère de la Justice et de la Sécurité publique. Le nouveau mécanisme permet à une collectivité entière de se prononcer d’une seule voix en expliquant au tribunal les dommages ou les pertes auxquels elle a dû faire face. »
Le gouvernement provincial s’est tourné vers le Service d’aide aux victimes du ministère de la Justice et de la Sécurité publique pour appuyer la préparation des déclarations des répercussions sur la collectivité. Le personnel du Service d’aide aux victimes travaille auprès des victimes d’actes criminels dans toute la province pendant leurs contacts avec le système de justice pénale, les policiers et les autres partenaires judiciaires et communautaires.
L’accès au Service d’aide aux victimes est gratuit et confidentiel. On peut y avoir recours même si la police n’a pas été sollicitée ou qu’aucune accusation n’a encore été portée. On peut se renseigner davantage sur le Service d’aide aux victimes en consultant son site Web à www.gov.pe.ca/jps/victimservices ou en composant le 902-368-4582.