Le jury de l’enquête du coroner sur le décès de Nash Campbell, âgé de quatre ans, et de sa mère, Paricia Hennessey, en 2013 a fourni des recommandations qui aideront à renforcer le système de justice de la province, a déclaré le premier ministre et procureur général, Wade MacLauchlan.
« Ce printemps, un jury d’Insulaires a entendu cette enquête douloureuse, et nous les remercions d’avoir fait ce travail difficile, a souligné M. MacLauchlan. Notre gouvernement a reçu les recommandations du jury et prendra des mesures immédiates pour prévenir des tragédies semblables à l’avenir. »
Les 15 recommandations sont axées sur le besoin d’une meilleure communication au sein des ministères et des organismes gouvernementaux qui travaillent avec des familles à risque.
« Dimanche prochain marque le deuxième anniversaire de ces décès tragiques, a indiqué le premier ministre. Nos pensées sont avec la famille et les amis de Nash et de Mme Hennessey . »
Des renseignements additionnels au sujet de l’enquête seront disponibles à la fin de la journée au www.gov.pe.ca/jps/coroner.
Fiche d’information
Recommandations du jury de l’enquête Campbell-Hennessey
1. Les travailleurs de la santé devraient recevoir davantage de formation au sujet des risques de filicide et des stratégies en matière de prévention.
2. Les politiques et protocoles [procédures] en matière de protection de l’enfant pour ce qui est de l’identification et de la gestion des cas à haut risque devraient être mis à jour.
3. Les travailleurs des services de protection de l’enfance devrait recevoir davantage de formation au sujet du rôle des parents.
4. Il devrait y avoir une formation multidisciplinaire obligatoire sur la violence familiale et la violence faite aux enfants.
5. Il devrait y avoir un meilleur échange d’information entre les familles et le système de justice.
6. Il faudrait de la formation dans le domaine judiciaire au sujet de la violence familiale et la violence faite aux enfants.
7. Il faudrait un accès rapide aux évaluations en matière de garde d’enfant pour les cas en instance impliquant des familles à haut risque.
8. Il faudrait mettre en place des services d’accès supervisé.
9. Une stratégie devrait être mise en place afin d’assurer que les employés qui traitent des dossiers liés à la violence familiale ou à la santé mentale reçoivent de l’appui dans leur milieu de travail.
10. Il faudrait une politique mettant en place une période « d’apaisement » avant qu’un parent qui avait un droit de visite limité puisse reprendre la garde de l’enfant.
11. Les arrangements de garde devraient être appliqués plus rigoureusement, et il devrait y avoir des conséquences juridiques, comme des accusations au pénal, si les arrangements ne sont pas respectés.
12. Les parents impliqués dans des cas de garde d’enfants devraient devoir suivre des programmes sur prévention de la violence et le parentage, et le refus de suivre ces programmes devrait pouvoir entraîner la révocation du droit de visite.
13. Chaque famille à haut risque devrait avoir un « cercle de sécurité ».
14. Chaque famille ayant des problèmes de garde d’enfant devrait avoir un « plan de paix ».
15. Le gouvernement devrait considérer la possibilité de créer un poste provincial de « protecteur des enfants ».