Dans le cadre de la Semaine de sensibilisation au cancer du col de l’utérus à l’Île-du-Prince-Édouard qui se tiendra du 21 au 27 octobre, Santé Î.-P.-É. met de l’avant des changements aux lignes directrices actuelles sur le dépistage du cancer du col de l’utérus qui visent à maximiser les avantages du dépistage pour les femmes de l’Île, tout en réduisant au minimum les dangers, a déclaré Marla Delaney, coordonnatrice de programme pour Santé Î.-P.-É.
« Au cours des trente dernières années, le nombre de femmes ayant reçu un diagnostic de cancer du col de l’utérus à l’Île-du-Prince-Édouard a baissé de plus de quarante pour cent, ce qui témoigne de solides pratiques de dépistage du cancer, de dire madame Delaney. Santé Î.-P.-É. a récemment mis à jour les lignes directrices provinciales sur le dépistage du cancer du col de l’utérus en fonction des recherches et des données probantes les plus récentes, ce qui permettra aux femmes de l’Île de bénéficier de meilleures pratiques de dépistage. Ces changements permettront une plus grande harmonisation de nos lignes directrices provinciales avec les recommandations et les lignes directrices nationales en matière de dépistage qui ont été adoptées par d’autres administrations au Canada. »
Environ les deux tiers des femmes admissibles à l’Île-du-Prince-Édouard subissent un test Pap pour dépister le cancer du col de l’utérus.
Voici quelques-uns des changements apportés aux lignes directrices provinciales sur le dépistage du cancer du col de l’utérus :
• le dépistage du cancer du col de l’utérus commence à 21 ans pour les femmes qui sont ou qui ont déjà été sexuellement actives;
• dans le cas des femmes qui ne sont pas sexuellement actives à 21 ans, le dépistage du cancer du col de l’utérus peut être retardé jusqu’à ce que l’activité sexuelle ait commencé;
• le dépistage du cancer du col de l’utérus devrait être prévu tous les deux (2) ans (nul besoin que le dépistage soit plus fréquent, sauf si un suivi est nécessaire à cause de résultats anormaux des tests de dépistage);
• les femmes de 65 ans et plus qui ont eu des résultats normaux à trois (3) tests Pap au cours des dix dernières années peuvent mettre fin au dépistage.
Un groupe de travail provincial composé de professionnels de la santé d’un peu partout dans la province a été mis sur pied plus tôt cette année en vue d’examiner les dernières données et de revoir les lignes directrices en matière de pratique clinique pour le dépistage du cancer du col de l’utérus à l’Île-du-Prince-Édouard.
« La meilleure façon de prévenir et de réduire les cas de cancer du col de l’utérus est d’inciter les femmes admissibles à subir un dépistage régulier, pas à se soumettre à des tests plus tôt ni plus fréquents que ce qui est recommandé dans les lignes directrices, d’expliquer Dr Krista Cassell, gynécologue et présidente du groupe de travail provincial. Un dépistage excessif peut donner lieu à des interventions inutiles qui pourraient mettre en péril la santé des femmes. Ces lignes directrices visent à aider les cliniciens et les femmes à déterminer ce qu’il convient de faire dans leurs cas particuliers. Les femmes qui ont des antécédents de tests Pap anormaux ou qui ont été atteintes d’un cancer du col de l’utérus sont plus à risque et pourraient avoir besoin qu’on adopte une approche différente pour le dépistage. Ces lignes directrices visent les femmes à risque moyen et ont pour but d’améliorer la pratique, de façon à ce que les femmes reçoivent les soins dont elles ont besoin en temps opportun. »
Pour subir un test Pap, les femmes peuvent prendre rendez-vous auprès de leur médecin de famille, infirmière praticienne ou infirmière de soins primaires. Elles peuvent également fixer un rendez-vous par l’entremise de la clinique provinciale de dépistage du cancer du col de l’utérus en composant le 902-368-2010 ou le 1-866-818-7277 (sans frais).
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site www.healthpei.ca/papscreening.